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Les Voiles de Saint-Tropez chez E-shop (nouvelle fenêtre)
La flotte des voiliers classiques sous voiles dans le golfe de Saint-Tropez, gréements bois et toile écrue.

Histoire

1981 : le déjeuner qui a créé une régate

12 juillet 2026 · Mis à jour le 7 août 2026 · 7 min

Le 29 septembre 1981, deux bateaux que rien ne rapprochait se sont défiés entre la Tour du Portalet et la plage de Pampelonne. Le perdant offrait le déjeuner. De ce pari sont nées la Club 55 Cup, puis La Nioulargue, puis Les Voiles de Saint-Tropez.

Au départ, il n’y a ni comité d’organisation, ni règlement, ni partenaire titre, ni même une carte marine. Il y a deux propriétaires de bateaux et une question restée sans réponse : lequel des deux irait le plus vite ?

Un Swan contre un 12 M JI

D’un côté, Pride, le Swan 44 de l’Américain Dick Jason. Un bateau de série, rapide et moderne pour son époque. De l’autre, Ikra, un 12 M JI mené par Jean Lorrain, c’est-à-dire la jauge des voiliers de la Coupe de l’America : long et étroit, dessiné pour une seule chose.

Sur le papier, la comparaison n’a aucun sens. C’est précisément ce qui la rendait intéressante.

Du Portalet au Club 55

Le parcours est arrêté sans formalité, et sans dépense. Plutôt que d’acheter une carte marine, Patrice de Colmont et un ami le tracent au crayon sur une carte routière, dans la zone bleue marquée « golfe de Saint-Tropez ».

Départ au pied de la Tour du Portalet, à la sortie du port. Virage à une bouée que les pêcheurs appellent la Nioulargue, nioulargo en provençal, « nid au large ». Arrivée devant le Club 55, sur la plage de Pampelonne.

Le perdant invitait le gagnant à déjeuner.

Ikra franchit la ligne devant. Le prix est un compotier en argent, pris dans la vaisselle de la Marine nationale. Le lendemain, Var Matin titre : « Une nouvelle America’s Cup est née ». Le déjeuner a lieu quand même, et c’est là que l’affaire prend une tournure inattendue.

Ce que Patrice de Colmont en a fait

Patrice de Colmont, qui tient le Club 55, propose de recommencer l’année suivante. Le défi devient la Club 55 Cup. La Club 55 Cup attire d’autres bateaux, et la rencontre devient La Nioulargue.

Le principe posé ce jour-là n’a jamais bougé : un classique et un moderne, sur le même plan d’eau. C’est l’ADN de l’épreuve, et c’est ce qui la distingue des autres régates de la Méditerranée.

De Colmont a résumé l’esprit des premières années en une phrase : « On travaillait tous comme des fous toute la saison d’été et, quand arrivait le 1er octobre, c’était relâche. On avait envie d’utiliser Saint-Tropez pour notre plaisir. On n’avait aucun but commercial. »

1995, puis 1999

La Nioulargue se tient jusqu’en 1995. Cette année-là, une collision entre Taos Brett IV et la goélette Mariette coûte la vie à un équipier. L’épreuve est suspendue le temps de la procédure judiciaire.

Les équipages continuent pourtant de se retrouver, sans cadre officiel. En 1999, la procédure close, la Société Nautique de Saint-Tropez fait le choix de reprendre. L’événement change de nom : ce sont désormais Les Voiles de Saint-Tropez.

Quarante-cinq ans plus tard

La 28e édition se tient du 26 septembre au 4 octobre 2026. Plus de deux cent cinquante bateaux et près de trois mille cinq cents équipiers sont attendus, répartis entre les Modernes, les Tradition et les Maxis. Au moins trois Classe J sont annoncés dans le golfe.

La Club 55 Cup, elle, figure toujours au programme.

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Sources

  1. 1. Les Voiles de Saint-Tropez, Histoire, 1981, Site officiel de l'épreuve. Consulté le 31 juillet 2026. (nouvelle fenêtre)
  2. 2. Comment tout a commencé, Site officiel de l'épreuve. Consulté le 31 juillet 2026. (nouvelle fenêtre)
  3. 3. La Nioulargue, Wikipédia. Consulté le 31 juillet 2026. (nouvelle fenêtre)

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